Intuitus mentis: « Les microbes ne tuent pas les noirs »…

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Non, ce ne sont pas les propos d’un occidental déjanté, ni ceux d’un anthropologue du dimanche, c’est, comment dire, une élucubration africaine très largement partagée et j’ai grandi avec: « Les microbes ne tuent pas les noirs (…) sinon nous serions tous déjà morts ».

Les Noirs et les microbes

Donc, j’ai eu beaucoup de chance puisque vous lisez ce billet. En Afrique, «ce sont les sorciers qui nous bouffent», autre affirmation «Moyenâgeuse» comme l’écrit Lubabu Tshitengue (Jeune–Afrique). Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Ce «peur des microbes, moi jamais» peut s’expliquer par le simple refus de «mourir d’inquiétude», notre « intuitus mentis » à la Descartes, voire un instinct convenable (Leibniz). Oui, (trop) s’inquiéter n’est pas une recommandation médicale, je crois

« Si le plus beau des bonheurs est celui de l’insouciance, alors mourir bête est la plus belle des morts » écrivait un philosophe inconnu. Intelligent (on va dire ça), j’ai survécu à cette «douce insouciance» et depuis, j’ai rencontré «d’autres microbes», de vrais microbes, sur le Web, mais pas que, et toujours sans inquiétude. «Les microbes ne tuent pas les noirs», et les créoles disent: «Tou sa ki pa’a tyouyé ka angrésé» Tout ce qui ne tue pas engraisse-. C’est très certainement une attitude imbécile me diront certains, mais tout aussi inconsciente qu’une immunité qui vous protège (ou pas)

(…)

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